Qu’est-ce que le Brevet Professionnel Couvreur ?

Le Brevet Professionnel Couvreur (BP Couvreur) est un diplôme de niveau 4 qui forme des experts du chantier en couverture. Ce diplôme, accessible après un CAP Couvreur, permet de maîtriser l’ensemble des activités de pose et de restauration d’éléments de couverture, de toit et d’enveloppe de bâtiment, dans le respect des exigences réglementaires, sécuritaires, normatives, environnementales et esthétiques des bâtiments actuels.
Le titulaire de ce brevet professionnel occupe une position de référent technique sur les chantiers de couverture, avec un niveau de responsabilité supérieur à celui d’un titulaire de CAP.
Le métier de couvreur professionnel

Le couvreur titulaire d’un Brevet Professionnel intervient sur l’ensemble du processus de réalisation d’une toiture, de la préparation du chantier jusqu’à la finition des ouvrages de couverture.
Les compétences développées durant la formation
- Participer à la mise en place des échafaudages avec les protections nécessaires, sous la responsabilité d’un chef d’équipe
- Préparer la surface à couvrir
- Placer et fixer sur la charpente les supports de matériaux de couverture : tuiles, ardoises, zinc
- Réaliser et assurer des ouvrages de zinguerie, d’étanchéité et d’isolation extérieure
- Appliquer les produits de traitement ou de protection adaptés
Programme de la formation
Le BP Couvreur se prépare en deux ans, pour un total de 800 heures de formation en centre, en alternance avec l’entreprise selon un rythme de deux semaines en entreprise pour deux semaines en centre de formation.
Matières professionnelles
- Étude technologique, préparation et suivi d’une réalisation
- Présentation d’un rapport d’activité
- Réalisation et mise en œuvre des ouvrages de couverture
- Diagnostic et réparation
- Habilitation Sauveteur Secouriste du Travail (SST)
- Habilitation R408 échafaudages
Matières générales
- Mathématiques
- Sciences physiques et chimiques
- Expression et connaissance du monde
- Anglais
Débouchés professionnels après le BP Couvreur
Le titulaire du Brevet Professionnel Couvreur peut exercer, au sein d’une entreprise de BTP, le métier de couvreur-zingueur. Avec l’expérience, plusieurs évolutions de carrière sont possibles :
- Chef de chantier
- Chargé d’affaires
- Chef d’entreprise
Poursuivre ses études après le BP Couvreur
Plusieurs voies permettent d’aller encore plus loin après ce diplôme :
- Le Bac Pro Technicien du Bâtiment : Organisation et réalisation du Gros Œuvre
- Le Bac Pro Technicien du Bâtiment, option Étude et Économie
- Le BTS Enveloppe du Bâtiment
- Une formation professionnelle d’assistant chargé d’affaires ou de chargé d’affaires
Les formations complémentaires en couverture
Le métier de couvreur se construit souvent par étapes, du CAP au Brevet Professionnel :
- Le CAP Couvreur, diplôme de base du métier, pour les ouvriers professionnels du bâtiment
- La Mention Complémentaire Zinguerie, pour se spécialiser dans les ouvrages métalliques d’étanchéité
Ce parcours progressif permet d’acquérir une expertise complète sur l’ensemble des ouvrages de couverture, du CAP jusqu’au niveau brevet professionnel.
Un métier technique et exigeant, mais recherché
Le métier de couvreur exige à la fois une bonne condition physique, une grande rigueur technique et une connaissance approfondie des matériaux de couverture. C’est aussi un métier recherché : la rénovation du parc immobilier français, les enjeux d’isolation thermique par la toiture et la restauration du patrimoine bâti maintiennent une demande constante de couvreurs qualifiés, en particulier des profils titulaires d’un Brevet Professionnel capables de prendre en charge des chantiers en autonomie.
Un diplôme centré sur la restauration et les chantiers complexes
Par rapport au CAP, le Brevet Professionnel Couvreur met davantage l’accent sur le diagnostic et la réparation d’ouvrages existants, en particulier dans le cadre de chantiers de restauration du patrimoine bâti. Le titulaire du diplôme doit être capable d’évaluer l’état d’une toiture ancienne, de proposer des solutions de réparation adaptées et de respecter les contraintes esthétiques et réglementaires propres aux bâtiments classés ou situés en secteur protégé. Cette dimension patrimoniale fait du BP Couvreur un diplôme particulièrement valorisé dans les régions au bâti ancien important.
Salaire d’un couvreur titulaire d’un Brevet Professionnel
Un couvreur titulaire d’un Brevet Professionnel perçoit généralement une rémunération supérieure à celle d’un titulaire de CAP, ce diplôme de niveau 4 étant associé à davantage de responsabilités et d’autonomie sur le chantier. Le salaire progresse encore avec l’expérience, en particulier pour les couvreurs qui évoluent vers des fonctions de chef de chantier ou de chargé d’affaires, voire qui créent leur propre entreprise de couverture.
Pendant la formation en apprentissage, l’apprenti perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC, qui évolue selon son âge et sa progression dans le cursus.
Les qualités requises pour ce métier
Au-delà des compétences techniques déjà maîtrisées au niveau CAP, le titulaire d’un Brevet Professionnel Couvreur doit faire preuve de capacités d’organisation et parfois d’encadrement, puisqu’il est souvent amené à superviser une partie du chantier. La rigueur dans le diagnostic des ouvrages existants (réparation, restauration) et la connaissance approfondie des normes environnementales et d’esthétique des bâtiments sont également essentielles à ce niveau de qualification.
Comment intégrer le BP Couvreur en apprentissage ?
L’accès à cette formation se fait le plus souvent après un CAP Couvreur, dans le cadre d’un contrat d’apprentissage signé avec une entreprise de couverture ou de BTP. Le candidat doit constituer un dossier de candidature, idéalement accompagné d’un employeur, même si un accompagnement dans la recherche d’entreprise est généralement proposé par les centres de formation. La rentrée a lieu en septembre, avec des inscriptions qui débutent dès le début de l’année civile pour un démarrage de contrat au plus tôt en juin.
Le contrat d’apprentissage permet à l’apprenti d’être rémunéré tout au long de sa formation, selon un pourcentage du SMIC qui évolue en fonction de son âge et de son année de formation, tout en bénéficiant d’un accompagnement pédagogique en centre.
Perspectives de carrière à long terme
Le Brevet Professionnel Couvreur ouvre la voie à des carrières variées sur le long terme. Certains couvreurs choisissent de se spécialiser davantage sur la restauration du patrimoine bâti, un segment de marché exigeant mais valorisant financièrement. D’autres évoluent vers l’encadrement de chantier ou la gestion d’affaires, avant, pour beaucoup, de créer leur propre entreprise de couverture après plusieurs années d’expérience. La transmission du savoir-faire, en formant à son tour de jeunes apprentis, constitue également une évolution de carrière fréquente pour les couvreurs les plus expérimentés.
Questions fréquentes sur le Brevet Professionnel Couvreur
Faut-il un CAP Couvreur pour accéder au BP ?
Le CAP Couvreur constitue le prérequis le plus courant pour intégrer une formation de Brevet Professionnel Couvreur dans de bonnes conditions.
Quelle est la durée de la formation ?
Le BP Couvreur se prépare en deux ans, pour un total de 800 heures de formation en centre.
Quelles perspectives d’évolution après ce diplôme ?
Avec l’expérience, un titulaire du BP Couvreur peut évoluer vers des fonctions de chef de chantier, de chargé d’affaires, voire créer sa propre entreprise de couverture.
Ce diplôme permet-il de travailler sur des chantiers de restauration ?
Oui, le BP Couvreur forme spécifiquement au diagnostic et à la réparation d’ouvrages existants, ce qui prépare particulièrement bien aux chantiers de restauration du patrimoine bâti, y compris sur des bâtiments classés ou situés en secteur protégé.
Ce diplôme prépare-t-il à encadrer une équipe ?
Oui, le programme de formation intègre une dimension d’organisation et de suivi de chantier qui prépare progressivement les titulaires du BP à des fonctions d’encadrement, en complément des compétences purement techniques, une dimension recherchée par les entreprises de taille moyenne.







